ESCLAVES


90×200cm technique mixte sur toile, août 2008, tous droits réservés
(S’)-EXP-(L)-OSER
Du bonheur au cauchemar
De la certitude à l’obsession
C’est une histoire d’amour qui conduit à la mort et au désespoir
La passion habite le coeur, elle siège sur la tête et les sens
Sourd, aveugle, muet, poser un acte pour communiquer de la détresse
On parle d’attentat suicide, on parle de coup de foudre
La dépendance, l’orgueil, la peur, la jalousie, la lâcheté amènent un esprit “en construction”, non-fini, à l’abandon total de repères, à la perte de confiance, à la peur de ne pas savoir
De la construction à la destruction
On se remet à la fatalité… prisonnier d’un contexte codifié
Et puis mourir de peur?
Désespoir et vengeance, solitude et mal-être… impossibilité d’exister
Donner un sens à la vie
Donner un sens à la mort?
Outre la chair, les coeurs saignent
Le temps n’est d’aucun secours
Ca se passe dans les tripes
Faire preuve inattendue de violence, d’un courage de puce, un pacte d’asocial, une folie
Perdre ses rêves et ses sensations au profit d’un combat sanglant contre la compréhension
De l’égo au génocide, un dérapage et des choix inqualifiables
Oser vivre, c’est parfois faire preuve de potentiel kamikaze
Entre s’exposer et s’exploser
Un instant marque la face du monde.
Glorification du sacrifice et du sang, veau d’or
Portraits-Robots d’anonymes recherchés
L’art du portrait robot, ou comment mettre un visage sur des flash, des moments que l’on préfèrerait oublier. Cette série commencée déjà il y a quelques années, ne comporte que des criminels et tueurs en série anonymes, sauf un innocent.
L’auriez-vous trouvé ?


Plus de détails de ma démarche…
Naturellement
Identité et nature Identité de la nature Nature de l’identité Portrait d’arbre. Portrait d’humain L’arbre L’homme La vie La mort L’être humain est un code anonyme, partie d’un herbier collectionnant toute bio entité, bio identité. Chaque instant est unique même si on le désire éternel. Comme chaque visage. Comme chaque regard. Comme peindre. Lumière, présence, matière, souvenir, couleurs Du singulier à travers l’universel Du particulier, de la personne, dans le naturel Un arbre a ses caractéristiques et son « vécu ». Pourtant on le confondrait facilement entre mille. On le standardise. On ne le regarde pas. Déclencher une relation picturale entre arbre et homme Dans une recherche de perfection, de standardisation, d’archétype Maîtriser la nature…. Produire des canons… devenir le canon productif…. Vanité Jungles Un arbre est vital pour l’homme. Il devient une commodité, une table, un bouchon, une allumette, du papier. Terre, graine, eau, racines, sève, tronc, bourgeons, feuilles, fleurs, fruits… feu, terre Et Eve croque encore la pomme. L’être humain comme un arbre Pas deux ne sont identiques, sacrées différences. Se confronter à l’altérité pour se situer, pour respirer Comme une apparition dans la journée, unique Futilité d’un être que je ne peux qu’immortaliser Un arbre, un homme… Mise en lumière et mise en scène… Où l’homme prend-il racine pour exister?
Vanité

Difficile de contrôler les couleurs à l’écran (soit c’est mon écran qui n’est pas super bien réglé, soit c’est le vôtre), mais cette miniature donne toujours une idée
Pourquoi appelons-nous “vanité” la représentation d’une tête de mort ?
portraits-robots
Différentes interprétations autour d’un souvenir, d’une image lointaine et soudaine de l’agression, de l’agresseur. Les clichés et stéréotypes sont inévitables, il y a des cases à remplir. Chaque morceau de visage est séparé, la construction du portrait est standardisée, schématisée. Toutes ces étapes vident l’image de l’homme de son âme : toujours plus robotisé, le portrait devient anonyme.
Une distance particulière existe entre la réalité de l’agression (de l’agresseur) et l’agressé, entre la victime et le policier, entre la victime et son souvenir, entre des mots pour décrire et des signes visuels pour re-connaître, entre l’agresseur et son portrait-robot, entre le portrait-robot trouvé sur internet et moi (la peintre). Le portrait-robot n’est l’image de personne, déconnecté de toute réalité.

Quand je peins un portrait-robot en couleur, j’interprète, je joue avec ces codes, humaniser et déshumaniser, personnifier le souvenir de quelqu’un d’autre avec des stéréotypes, des clichés, des détails ou déformations incontournables. Donner un statut de portrait à une image vide, ou plutôt évidée de sens, d’âme, de regard : une image morte diffusée en quête de ressemblance avec la vie, démystifiée par sa “présence” sur internet qui vulgarise et fabrique des images des hommes partout et tout-le-temps. Je peins des gens qui n’existent pas! sinon dans une réalité impalpable, virtuelle.
Il existe la présomption d’innocence… une grande marge d’erreur… l’effacement… et pourtant une présence dans la réalité concrète, une véritable existence puisque je les peins! A la fois liquide et défini, effacé et dessiné, entre déformation et formation, entre stéréotype et singularité… Qui sont-ils?
Formé par la peur et le traumatisme, le souvenir survit et se cristallise dans une image vulgaire et impersonnelle. Pourtant la victime reconnait son bourreau dans le dessin au moment où elle dit : “C’est lui!” ou “C’est elle!” au policier-dessinateur. Comment ce dernier peut-il créer une ressemblance sans avoir jamais vu le sujet? Sommes-nous comme dans un “Qui est-ce?” (le jeu) formés par des canons?
Le portrait-robot est en noir et blanc, la peinture est de la couleur. Je deviens une interprète de plus de ce souvenir. Alors je joue avec ces images. De la peur et de l’effacement jusqu’au jeu de la matière et des codes du portrait. Ce sont des portraits d’inconnus recherchés. Une victime innocente est terrorisée.
Bonjour :-)
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Thillla














